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- Voyage à Lalibela en Éthiopie
Lors d’un séjour en Éthiopie, Lalibela est une petite ville située à une altitude de près de 2 800 mètres/9100 pieds dans les hauts plateaux éthiopiens. Ici, au 13e siècle, de fervents chrétiens ont commencé à tailler la roche volcanique rouge pour créer 13 églises. Quatre d’entre elles ont été achevées en tant que structures complètement autonomes, attachées à leur roche mère uniquement à leur base. Les neuf autres vont de celles qui sont mitoyennes à celles dont les façades sont les seuls éléments qui ont été « libérés » de la roche. Le thème de Jérusalem est important.
Lorsque l’on se rend en Éthiopie, les églises rupestres, bien que reliées entre elles par des tunnels en forme de labyrinthe, sont physiquement séparées par une petite rivière que les Éthiopiens ont nommée le Jourdain. Les églises situées d’un côté du Jourdain représentent la Jérusalem terrestre, tandis que celles situées de l’autre côté représentent la Jérusalem céleste, la ville aux joyaux et aux trottoirs d’or à laquelle la Bible fait allusion. Leur construction est attribuée au roi Lalibela qui entreprit de bâtir au 12e siècle une « nouvelle Jérusalem » après que les conquêtes musulmanes eurent mis fin aux pèlerinages chrétiens en Terre sainte.
Les églises n’ont pas été construites de manière traditionnelle mais ont été taillées dans la roche vive de blocs monolithiques. Ces blocs étaient ensuite ciselés, formant des portes, des fenêtres, des colonnes, divers planchers, des toits, etc. Cette œuvre gigantesque était en outre complétée par un vaste système de fossés de drainage, de tranchées et de passages cérémoniels, certains comportant des ouvertures vers des grottes d’ermites et des catacombes, un aspect intéressant des visites en Éthiopie.
Les églises taillées dans la roche de Lalibela sont encore préservées dans leur cadre naturel. L’association des églises creusées dans la roche et des maisons circulaires vernaculaires traditionnelles, dans les environs, démontre encore des preuves de l’ancienne disposition du village. La fonction originale du site en tant que lieu de pèlerinage persiste et témoigne de la continuité des pratiques sociales. Les patrimoines immatériels associés aux pratiques cultuelles sont encore préservés.
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